Six expositions à voir dans le quartier du Marais

samedi 4 avril 2015

J’ai visité aujourd’hui plusieurs expositions dans le quartier du Marais, toutes gratuites (pour les adhérents FPF à la MEP) :

Paris Magnum à l’Hôtel de ville : très belle expo, bien présentée et bien éclairée (ce n’est pas si fréquent !). De très grands noms bien sûr (Cartier Bresson, Capa, Depardon, Riboud, Part, etc) ; beaucoup de photos célèbres ; des tirages de bonne qualité (récents je pense), dont un certain nombre en couleur fort intéressants, complétés par des projections permettant de découvrir des images moins connues. Bref, si vous ne l’avez pas encore vue, une expo à ne pas manquer. Jusqu’au 25 avril.

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L’Italie de Bernard Plossu à la MEP : la première partie de l’expo entièrement en noir et blanc m’a un peu déçu ; peut-être parce qu’aimant beaucoup Plossu et la poésie de ses photos, j’en attendais trop ? ou bien est-ce parce que j’ai du mal à imaginer l’Italie monochrome ?... J’ai quand même trouvé de quoi convaincre JC le Sinocroate d’y aller :)

Et puis, il y a quand même quelques photos magnifiques :

La seconde partie, en revanche, m’a emballé : entièrement en couleur elle est réalisée selon le procédé Fresson (tirages couleur mats au charbon) dont Plossu est un adepte. Ce procédé donne une douceur des couleurs et une matière vraiment extraordinaires. Mais le procédé ne serait rien sans le talent de Plossu ; il trouve dans cette seconde partie matière à s’exprimer de manière éclatante.

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Prisons de Grégoire Korganow, également à la MEP : ce n’est pas trop mon genre de photos, mais elles sont incontestablement fortes et efficaces :

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Insularité de Patrice Calmettes, toujours à la MEP : photographies d’un grand classicisme, mais qui méritent le détour.

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Je ne dirai rien des 2 autres expos de la MEP : Père et fils de Grégoire Korganow également et Images secondes d’Éric Rondepierre ...

L’ensemble des expos de la MEP se terminent le 5 avril. Il ne vous reste que 2 jours !

La vérité du portrait de Florence Gruère à la galerie Photo 12 : à ne pas manquer pour les amateurs de procédés anciens (JC l’Argenté...) ! Une vingtaine de magnifiques portraits de grands photographes (Ansel Adams, Kertesz, Brassai, etc), mais aussi une quinzaine de portraits d’artistes, tous tirés à la comme bichromatée sur papier aquarelle Vélin d’Arche. Étonnant et vraiment très beau, mais il faut les voir "en vrai", une image numérique à l’écran n’en donnant aucune idée. Jusqu’au 4 avril, c’est à dire aujourd’hui !

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Enfin André Perlstein à la galerie l’Oeil ouvert : de très beaux portraits de personnalités des années 70 (Coluche, Brel, Brassens, Amstrong, etc) ; en noir et blanc, tirages argentiques sur papier baryté virés au sélénium. Jusqu’au 12 avril.

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Si le noir et blanc règne en maître sur l’ensemble de ces expositions (exceptée celle de Grégoire Korganow sur les prisons), la couleur n’est pas totalement absente. Et lorsqu’elle est utilisée avec autant de talent que par Bernard Plossu ou par les photographes de l’agence Magnum, je trouve qu’elle apporte beaucoup à la photographie.

MD 4 avril 2015